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Au coeur de Toulouse

Cette année j’ai eu l’occasion d’accompagner un groupe de  jeunes argentins venus à  Toulouse dans le cadre d’échanges scolaires internationaux organisés par le Lycée Saint Joseph.

Je leur ai proposé  une petite boucle faite pour des étudiants friands de trouver dans notre vieille ville un passé étranger aux Amériques. L’ancrage a été Saint Sernin et le point d’arrivée le Donjon du Capitole où les plus gourmands ont pu glaner d’autres informations au Syndicat d’Initiative qui s’y trouve. 

Il y a quelques années dans le cadre d’activités de randonneurs en ville(FFRP) mon mari et moi conduisions de petits groupes à la découverte de notre Ville Rose. Nous avions imaginé plusieurs itinéraires aux noms évocateurs : « La Garonne au crépuscule », « Le jeu de l’Oie », « Les Ors de Toulouse », « Au fil des Fontaines », « Des Arbres et des Hommes », « Histoire d’Eaux »…

La promenade d’aujourd’hui pourrait s’appeler « Toulouse au Coeur ». Commençons ! 

 

La Basilique SAINT-SERNIN
Basilique St Sernin
"Nulle part ailleurs dans le monde il n’est de lieu plus saint" dit le pape Urbain II quand il consacra l'église en 1096 après un chantier de 36 ans. La basilique située au centre de la route empruntée par les pélerins allant à Saint-Jacques-de-Compostelleconserve, après le Vatican, un très grand nombre  de reliques dont celles de St Sernin, St Thomas, plusieurs apôtres et une épine de la Vraie Croix.

La basilique, l'un des plus beaux exemples de l'architecture romane construite à partir d'un plan bénédictin en forme de croix (comme Saint Jacques de Compostelle) est totalement en brique tout comme son clocher octogonal, imposant avec ses 5 étages. Les pierres d’angle et les chapiteaux en pierre blanche la rehaussent avec finesse. La nef centrale, lumineuse, est d’une hauteur rarement égalée dans le roman. Autant l’extérieur comme l’intérieur et la crypte de la basilique se signalent par leur austère élégance . Chaque année le festival annuel des Orgues de la ville de Toulouse met celles de St Sernin à l’honneur  et aussi celles des autres églises de la ville qui s’enorgueillit d'avoir compté parmi ses meilleurs organistes et compositeurs Maître Xavier Darasse . 

 

En face de la Basilique trouve le Musée de SAINT RAYMOND


Le Musée présente sur deux étages de très belles et intéressantes collections de mosaïques, statues, poteries et pierres funéraires de l'époque romaine. Toulouse, l'une des capitales de la province romaine " Narbonnaise ",  était environnée de " Villas " riches et vastes comme en témoigne les sites de Montmaurin ou Valentine près de St Gaudens. . Cette année, notre ville célèbre avec le Musée Saint Raymond, ses 2000 ans d’existence en bord de Garonne .

L’édifice qui abrite le musée date du XVIe siècle et se signale par  une décoration extérieure de type médiéval ( gargouilles , créneaux, machicoulis... ). Le bâtiment d’origine, aujourd’hui disparu, avait été construit en 1080. À cette époque-là, le chanoine Raymond Gayrard lui avait donné vocation d’hôpital pour les pauvres pendant que se terminait le chantier de la Basilique. En 1233 le pape Grégoire IX l’avait ouvert aux étudiants et  en 1403 il était devenu  la résidence d’étudiants et universitaires pauvres.

Aujourd'hui le musée possède, outre ses antiquités romaines, une collection de bijoux celtes en or massif d’avant la romanisation. L'or provenait des rivières qui traversent la région. La poussière d'or servait de matière première aux orfèvres des lieux pour réaliser objets de culte et bijoux. Un siècle avant Jésus-Christ Toulouse alliée de Rome se révolta . Assiègée elle dut se rendre et fut pillée pour sa traîtrise. Le chef de l'armée romaine aurait dû expédier le butin à Rome, mais les tonnes d’or n’y arrivèrent  jamais. Accusé de vol il fut publiquement déshonoré et ses deux filles comdamnées à la prostitution. Depuis l’expression « gagner l'or de Toulouse » signifie qu’une fortune mal acquise amène le malheur.

La rue TAURRue du Taur


Le nom de la rue évoque le martyre de St Sernin traîné par un taureau à travers la ville en l’an 250. En parcourant la rue pour remonter vers la place du
Capitole il est facile de découvrir de nombreuses traces du passé comme en témoignent certains bâtiments qui avaient appartenu  au XIII° siècle à l'Université de la ville, aussi ancienne que la Sorbonne à Paris . Université et monastères implantés dans toute la ville avaient pour mission d’empêcher la propagation de l’hérésie cathare tolérée voire soutenue par la population et ses élites .
Au n ° 69 le porche monumental est l'œuvre de Nicolas Bachelier ( 1556 ), qui construisit plusieurs hôtels  particuliers dans la ville pour les  riches « pasteliers » dont la fortune provenait du  pastel. Ce pigment bleu utilisé par les tisserands de toute l’Europe provenait de la culture intensive de « l’herbe à pastel »  du Lauragais. Le pastel assura jusqu’au XVII° siècle la richesse de la ville et de sa région. L’expression « pays de cocagne » pour désigner une terre d’abondance vient de là : la « coca » était la boule qui enserrait le précieux pigment lors de son élaboration et transport.
 Aux n ° 56-58 se trouvait l’Université du Périgord flanquée de la " Tour Mauran " fortifiée au XIII° siècle par une puissante famille du même nom. C'est la plus ancienne tour dans la ville .


NOTRE-DAME DU TAUR.


L’église actuelle sise au n° 12 de la rue du Taur, a été construite au XVIe siècle sur l’emplacement d’un petit sanctuaire commémorant  le martyre de St Sernin.Martyre de St Sernin Le premier évêque de Toulouse avait refusé d’abjurer sa foi tout en dénonçant le sacrifice d'un taureau à Jupiter, l'un des dieux romains de la cité . Attaché aux cornes de la bête rendue furieuse, le martyr avait été traîné  jusqu'à cet endroit où la corde se délia.  Deux jeunes filles enterrèrent le saint sur place et très vite la communauté chrétienne y édifia un oratoire . À l’intérieur de l’église actuelle une grande fresque de type byzantin retrace le supplice du saint. Lui faisant face nous trouvons un splendide orgue du XVIIIe siècle qui lui aussi participe au Festival de Toulouse les Orgues et offre aux mélomanes, tout le temps de l’Avent, des concerts gratuits de Musique Sacrée.

Le clocher- mur à deux étages fait de briques est l'une des caractéristiques de la région. A ses pieds le portail d’entrée est flanqué de deux statues de saints et d’une Vierge Marie datant du XVIIIe siècle.

 

La PLACE du CAPITOLE :Place du Capitole et façade de l'Hôtel de Ville

 

Au centre de la place, depuis 1995, se dessine une croix du Languedoc, imaginée par l’artiste contemporain Moretti, fléchée et pommelée aux 12 signes du zodiaque, polysémique et qui fait aussi allusion au caractère ésotérique des divers quartiers de la ville.Capture-d-ecran-2014-04-02-a-23.36.12.png

link

 

1 )La façade de l'Hôtel de Ville et du Théâtre Lyrique
La façade du Capitole a été conçue par l'architecte Cammas et sa construction a duré une dizaine d’années (1750-1760) . Les huit colonnes de marbre qui l’ornent dans sa partie centrale symbolisent les huit Capitouls chargés d'administrer la ville anciennement divisée en 8 territoires. Au frontispice, deux anges en pierre  présentent un blason fleurdelisé encadré par les figures allégoriques de la Force et la Justice. À droite, les statues de la Comédie et de la Tragédie . À gauche, Clémence Isaure la légendaire muse-instigatrice des Jeux Floraux, la joute poétique  qui se tient annuellement à Toulouse depuis le Moyen-Âge . A ses côtés la déesse de la guerre, de la philosophie et des lettres, Pallas, qui ravive le souvenir des généraux que la ville donna à Rome ainsi que celui des jurisconsultes et universitaires de renom dans l’Empire.
2 )La cour intérieure
Ici se trouvait la première Maison Commune  de la ville où se tenait le chapitre des Capitouls

qui administraient Toulouse. Leur charge remonte à l’époque des croisades du XI° siècle
quand les comtes de Toulouse partaient en Terre Sainte délivrer le Tombeau du Christ désormais en terre musulmane.Capture d’écran 2014-04-02 à 23.29.41 La dynastie toulousaines des Raymond de 924 à 1249 s’illustra aux Croisades conquérant terres pour leur compte et celui de l’Eglise.Capture d’écran 2014-04-03 à 00.06.45 La première croisade de1096 à1099 fut conduite par Raymond IV. Au  temps de Raimon VI c’est le comté toulousain qui à son tour subit une croisade, connue sous le nom de «  Croisade des Albigeois » . Cette croisade, menée par les barons du nord obéissant aux injonctions du Pape ,visait à éradiquer l’hérésie cathare florissante dans les terres du sud. L'alliance du Comte avec le Roi Pierre d'Aragon se solda par leur défaite et la mort du Roi  lors la bataille de Muret (1213) . La croisade conduite par le comte Simon de Montfort se poursuivit. Montfort mourut lors du siège de Toulouse et Raimon VI fut excommunié… le comté toulousain tomba sous la coupe des croisés du nord . À la mort de Raymond VII, en 1271, la force et les compétences du pouvoir municipal disparurent et le comté passa à la couronne de France. A partir de 1646, le roi de France nommait les Capitouls sommés d’être fidèles à la Couronne . La Révolution Française en  finit avec eux en 1789 pour n’être que  des vestiges inutiles  de l'Ancien Régime .
3)La statue du Roi de France Henri IV
Cette statue polychrome, en marbre, est datée de 1607, trois ans avant que le roi ne soit assassiné pour des raisons religieuses ( il était roi protestant de Navarre mais s’était converti au catholicisme pour accéder au trône de France . L'inscription latine rappelle que, dans ce lieu, la Maison Commune, «  Themis  donna la loi aux citoyens , Apollon les fleurs aux poètes (Jeux Floraux) et Minerve les  palmes aux artistes » . Sur les murs latéraux du bâtiment au niveau du 1° étage sont sculptés les blasons des familles des Capitouls.
4)Au centre de la cour
Une plaque scellée au sol rappelle qu’ ici Henri II , comte de Montmorency , filleul d’ Henri IV , fut exécuté sur ordre du jeune Louis XIV pour avoir été rebelle à la couronne de France. C'était un acte de dimension politique pour en finir avec la Fronde de ceux qui s'opposaient au pouvoir absolu du futur «  Roi Soleil  » .

Les ARCADES
 La galerie d’arcades qui fait face à l’Hôtel de Ville abrite une série murale de MORETTI , résumant par ses illustrations 2000 ans d'histoire de la ville . Il y a une planche par caisson renseignée sur chacun des piliers des arcades : Jeux Floraux, La Belle Paule, le Pastel, la Croisade des Albigeois etc…          
Au bout des arcades la rue  Gambetta conduit vers l’Eglise des Jacobins et passe devant l’Hôtel de Bernuy (aujourd’hui Lycée Pierre de Fermat) pour se diriger vers les rives de la Garonne. On remarque que la plaque portant le nom de la rue est jaune car selon une signalitique séculaire cette couleur signifie que  la rue est perpendiculaire à la Garonne. Les plaques des rues parallèles au fleuve sont en blanc.



Les JACOBINSLes Jacobins

Cette église, toute en briques est très semblable à une forteresse. Elle doit son nom au couvent de Dominicains auquel elle appartenait et qui venaient du couvent de la rue Saint-Jacques à Paris. Sa construction commença en 1230, lors de la Croisade des Albigeois en même temps que, pour en finir avec l'hérésie cathare, s’implantaient à Toulouse de nombreux couvents, l'Université et l'Inquisition. En 1234 le pape Grégoire IX désigna comme inquisiteurs le prieur du couvent des Jacobins et quatre moines . Ils diligentèrent d’horribles interrogatoires , tortures et exécutions si bien que, en 1235,  les Capitouls soutenus par la population toulousaine expulsèrent toute la communauté dominicaine. Après l’intervention du Pape les Dominicains revinrent et aussi l’Inquisition, plus féroce que jamais .
La nef centrale des Jacobins est un chef-d'œuvre du style gothique méridional . Elle est divisée en deux par une  rangée de huit colonnes de pierre de 22 m de haut chacune. La dernière reçoit un ensemble de 10 ogives formant comme un palmier de pierres et briques d’une armonie remarquable, que le peintre Salvador Dalí a repris dans son tableau « Saint Jacques ».  Sous l'autel se trouvent les  reliques de saint Thomas d'Aquin conservées dans la Basilique de St Sernin depuis 1369.  Elles ont été déposées ici en 1974 quand fut terminée la restauration de l’église qui avait beaucoup souffert après la Révolution française. Napoléon s’en était même servi de caserne. L'armée française l’occupa jusqu'en 1864 et en 1873 elle redevint lieu de culte lors de la tentative de restauration monarchique.

 

L’HÔTEL de BERNUY
Ce palais pastelier appartenait à Jean de Bernuy, né en Castille, à Burgos. Après avoir épousé une riche héritière de Toulouse il s’enrichit en faisant commerce du pastel . Jean de Bernuy amassa une telle fortune qu’en 1525 il  paya la rançon du roi François Ier prisonnier de Charles-Quint à Madrid. En 1533, le roi lui fit l’honneur d'une visite en son hôtel particulier .

Les fenêtres de la façade et la porte de l’édifice sont de style Renaissance. La devise de la famille  accueille le visiteur  à l’entrée : « Si Die pro nobis" (Si Dieu nous aide). Jean de Bernuy mourut au cour d’une corrida organisée dans la cour intérieure de son palais.

 

Les rives de la GARONNE1-Toulouse-pont-Neuf-Garonne

En débouchant sur la rive droite de la Garonne on peut voir sur la rive opposée , le dôme de l'hôpital de la GRAVE, nommé ainsi à cause du gravier de Garonne tapissant le sol. En 1400, cet hôpital recueillait des enfants abandonnés, des centaines de personnes malades ou des femmes misérables, des pauvres, des vieux ... un total de 2.500 personnes sur les 25 000 que comptait Toulouse. L’hôpital était administré par l'évêque de la ville, abbés et chanoines et Capitouls.

Non loin de là se trouve l’autre hôpital historique de Toulouse : l’ HÔTEL DIEU SAINT JACQUES fondé en 1225. Cet hôpital pouvait  recevoir 300 malades soignés dans de grandes salles. Deux étaient réservées aux incurables. Environ 500 enfants abandonnés y trouvaient refuge, soins et éducation, en attendant d' être employés comme domestiques, ouvriers ou journaliers. Les pèlerins ( jacquaïres ) en route pour Saint Jacques de Compostelle y recevaient gîte et couvert. Ils ne manquaient pas de faire leurs dévotions à la Vierge Noire de la Daurade qu’ils pouvaient rejoindre par un pont couvert aujourd’hui disparu à l’exception d’une arche d’ancrage en façade. Les Bénédictins administraient  tout cet ensemble ( hôpital, église, terres riveraines, jardins du cloître, cimetière) .

Le Pont St Pierre
Le port de la DAURADE
Au XVIIIe siècle, le cardinal Loménie de Brienne entreprit la construction des bâtiments, quais et port sur cette rive droite, créant un  ensemble architectural harmonieux et respectueux de la construction urbaine traditionnelle (briques, arcades ... ) C'était un lieu de grande activité avec ses pêcheurs, blanchisseurs, meuniers, tisserands, drapiers, couteliers ... mais soumis aux caprices du fleuve dont les crues emportaient tout sur leur passage. Toulouse garde encore en mémoire la crue meurtrière de 1875 qui détruisit une grande partie du quartier St Cyprien en rive gauche faisant des centaines de morts.

 

 

Les rues TEMPONNIERES et SAINT ROME

Ces rues nous font rejoindre le cœur de Toulouse. Elles font partie d’un patrimoine vieux de plus de mille ans . Construits à l’époque du Pastel les hôtels particuliers y sont nombreux, les commerces aussi et le souvenir d’anciennes échoppes se fait palpable dans le nom des rues avoisinnantes.4 vieille-facade-a-toulouse Peu de maisons à corondage car en 1463 un violent incendie, qui dura plus de 8 jours, ravagea la ville détruisant plus de 7000 maisons en bois et torchis. Les capitouls lors de la reconstruction interdirent ce genre de construction rendant obligatoire l’usage de la brique et pour les plus riches de la pierre.



La promenade s’achève sur un dernier coup d’œil au DONJON DU CAPITOLE, anciennement tour des archives de la Maison des Capitouls (1525). Le Donjon a été restauré à la fin du XIXe siècle par l'architecte Viollet-le-Duc qui l’a couronné d’un beffroi peu toulousain mais non dépourvu de charme. …Donjon du Capitole

Toulouse Toulouse

 

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JeaNga MAISONNIER 04/04/2014 15:46

La LECTURE…
Bonjour Monsetta, quel Voyage !
Je viens de faire 4 fois le voyage Toulouse Ho Chi Minh en 48 heures ; cela semble invraisemblable mais c'est la vérité... Cet article m'emporte sur le nuage rose de cette ville qui fut la mienne
il a encore peu de temps. C'est quoi 3 années dans la vie d'un individu ? D'une ville ?
Rien ! Il suffit de se remémorer les lieux et instants vécus non pas sans nostalgie, racontés par une plume intarissable pour se sentir entièrement transporté tel un minuscule brin de paille
tourbillonnant à travers le Monde dans la bourrasque de tes écrits.
Merci Monsetta ! Sentir à travers ta prose l'amour du travail bien fait, précis, ordonné et mené à terme avec un acharnement convaincu, me convient.

A travers vos lignes Monsetta l’on peut imaginer la portée de l’Écriture et de ses différentes applications dans la vie courante, que ce soit au niveau d’une description architecturale, de courses
en magasin avec des amis, d’une discussion avec une rencontre fortuite, on sent tout de suite pour qui, ou, et comment vous vivez l’instant.
Sentir la différente de ton écriture si vous étiez plusieurs dans tes souvenirs et si, par hasard tu n’étais qu’accompagnée que par la solitude.
Tes mots sont révélateurs, que tu le veuille ou pas, ils racontent et colorent tes états d’âme.

C’est avec beaucoup d’amour que je te livre ce que je ressens et apprends encore de cette merveilleuse histoire toulousaine – ma ville d’adoption. Plus je m’en éloigne plus j’en apprends- Je fais
confiance à ton intelligence pour parfaire encore le détail qui égaie les lecteurs que nous sommes Nga et moi…
BRAVO !
Nous formons enfin le vœu d’avoir su te transmettre, dans ces quelques lignes, le message essentiel de notre ressenti.

…Que de recherches à faire encore d’années en années, mais le mystère de toute ville, de toute création, n’est-il pas le plus passionnant à découvrir…

Savoir dire un merci à la hauteur d’un « cadeau » reçu n’est toujours aisé mais sachez chère Madame, que notre gourmandise en la matière reste insatiable et grandissante.
A vous lire.
Nga & Jean MAISONNIER

France BRACONNIER 03/04/2014 17:40

ces jeunes étudiants ont eu une chance inouïe de rencontrer un tel guide au cœur de la ville rose !
j' aurais aimé cette rencontre historique de Toulouse lorsque j' avais leur age .
UNE BALLADE ENCHANTERESSE ? UN PARCOURS SANS FAUTE ? ASSUREMENT ;

laure 03/04/2014 12:04

Superbe voyage dans l'histoire de notre ville.
Oui au départ il y avait des Celtes, les volques tectosages entre autres , de très bons orfèvres (torques, parures en or, épées...), puis la romanisation la région est peuplée de restes de villas
gallo romaines, ne pas oublier d'aller aussi visiter le village gaulois pas très loin de Toulouse.
Sur Toulouse il y a eu des fouilles à la caserne Niels ( des poteries et amphores romaines y ont été découvertes), ne pas oublier les céramiques sigillées aussi provenant entre autre des ateliers
de Montans dans le Tarn. Ah au fait Toulouse était aussi la capitale de l'empire visighotique! Le palais des visigoths existe toujours mais on ne pas pas le visiter il ne reste que les
fondations.
Continuons avec le Pape Urbain II qui prêcha la première croisade sans oublier Bernard de Clairvaux haranguant les foules pour partir en croisade. Et aussi Hugues de Payn qui fonda l'Ordre des
moines guerriers les Templiers dont les conquérants directs étaient les Hospitaliers, au fait à Toulouse il y avait un bâtiment où étaient installés les Hospitaliers!
La dynastie des Contes de Toulouse qui fait toujours partie de notre identité culturelle, avec le cruel souvenir de la croisade des albigeois et la mort de Simon de Monford tué par une femme avec
une fronde , il a pris la pierre en plein front!
Et n'oublions pas que Toulouse était la terre des troubadours et trouvères avec la "fine amor" (l'amour courtois).
Je pourrais continuer à disserter sur le moyen âge mais bon ton récit le fait très très bien.
bises!
Laure.

laure 03/04/2014 12:01

Superbe voyage dans l'histoire de notre ville.
Oui au départ il y avait des Celtes, les volques tectosages entre autres , de très bons orfèvres (torques, parures en or, épées...), puis la romanisation la région est peuplée de restes de villas
gallo romaines, ne pas oublier d'aller aussi visiter le village gaulois pas très loin de Toulouse.
Sur Toulouse il y a eu des fouilles à la caserne Niels ( des poteries et amphores romaines y ont été découvertes), ne pas oublier les céramiques sigillées aussi provenant entre autre des ateliers
de Montans dans le Tarn. Ah au fait Toulouse était aussi la capitale de l'empire visighotique! Le palais des visigoths existe toujours mais on ne pas pas le visiter il ne reste que les
fondations.
Continuons avec le Pape Urbain II qui prêcha la première croisade sans oublier Bernard de Clairvaux haranguant les foules pour partir en croisade. Et aussi Hugues de Payn qui fonda l'Ordre des
moines guerriers les Templiers dont les conquérants directs étaient les Hospitaliers, au fait à Toulouse il y avait un bâtiment où étaient installés les Hospitaliers!
La dynastie des Contes de Toulouse qui fait toujours partie de notre identité culturelle, avec le cruel souvenir de la croisade des albigeois et la mort de Simon de Monford tué par une femme avec
une fronde , il a pris la pierre en plein front!
Et n'oublions pas que Toulouse était la terre des troubadours et trouvères avec la "fine amor" (l'amour courtois).
Je pourrais continuer à disserter sur le moyen âge mais bon ton récit le fait très très bien.
bises!
Laure.

Marie 03/04/2014 00:10

J'adore, merci Montsé !!!!!